jeudi 12 novembre 2015

Ombrelle ou pas ombrelle ?

Aujourd'hui il fait chaud. Très chaud.

illustration de http://joranne.blogspot.com


Le soleil cogne grave et c'est d'autant plus assommant que l'on est censé rentrer dans la période d'hiver (donc du frais à 28°C ...) en Thailande.
Cela fait plusieurs fois que les filles du bureau me suggère de prendre un parapluie ou une ombrelle  pour me protéger du soleil quand je sors m'acheter mon déjeuner.
Au début je pensais que c'était juste pour le côté bronzage/avoir la peau blanche comme un cul ...
Mais non, ce que j'ai appris et expérimenté lors d'une ballade récente dans les ruines d'Ayutthaya (je dois vous en parler) c'est que sous une ombrelle, la différence de température est de - 3°C.
Et 3°C ça fait une GROSSE différence ici !!!

Le truc c'est que hormis mon infâme mais fidèle sac en toile avec le minimum requis dedans, j'aime pas trop me transporter cinquante babioles. Le sac de Mary Poppins c'est pas moi ... Et les trucs très fifilles girly à fond c'est pas moi.
Donc l'ombrelle à priori c'est non.

Mais bon ... si j'envisageais de prendre une ombrelle il faudrait choisir le style.

Il y a la dentelle bien fragile et bien sage. 

Nan ... pas mon truc. Trop fragile et trop sage pour moi.  

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Ou alors le Gothic Lolita à la Japonaise 


Ouais ok pourquoi pas ... En fait nan ...

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Ou alors la culotte de grand-mère transformée en ombrelle ? 


Nan toujours pas ... 
(oui je sais la culotte de la grand-mère est plutôt sexy !)

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Ou alors l'ombrelle en papier  
au risque de ressembler à Mulan ... 

Et si on reste dans le délire Disney, il y a aussi l'ombrelle Minnie 

Euh non ... pas possible du tout ! 


Bref ... Je crois que l'ombrelle ça sera pas pour moi. Tant pis, je crèverai de chaud sous le soleil de plomb. Après tout,  il faut bien qu'il y ait un revers de la médaille à l'été permanent et baignade toute l'année, non ? 

C'est dommage en fait ... J'aurai pu vous faire le coup du breakdown à la Britney Spears en défonçant la fenêtre d'un taxi avec mon ombrelle ! 



Voilà pour mon mini article du jour qui est né d'une surchauffe du cerveau ! 






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mardi 27 octobre 2015

Ce que j'ai appris avec mon équipe thai ...

Je vous l'ai dis la dernière fois (il y a 2 mois presque donc), super débordée en ce moment. Je bosse comme une dingue mais je m'éclate !

J'ai toujours l'intention de vous parler de mon voyage à Singapour (il y a 1 an), celui de Penang (il y a 9 mois), à Vientiane (il y a 6 mois) et les voyages super express à Kuala Lumpur, de ma rencontre avec des expats frenchies super sympas, les restos que j'ai découvert, les quartiers qu'on a parcouru à pied ...
Ah oui j'oubliai, j'ai aussi un super interview à préparer pour vous parler de grossesse et accouchement à Bangkok (pas le mien hein !!)
J'ai juste un poil de retard (c'est plus un poil à cette allure d'ailleurs, c'est une touffe ...).
Et j'ai un IMMENSE besoin de vacances !!!


Du coup les personnes avec qui je passe probablement le plus de temps sont notre équipe et bien sûr Chéri avec qui je passe 24h/24h pour mon plus grand bonheur.
J'ai fais pas mal beaucoup  de management d'équipe par le passé mais ici j'en apprends tous les jours ! Il y a bien sûr la différence culturelle mais le management ne se gère pas du tout de la même façon ici.
Auprès de mon équipe, j'apprends aussi à apprendre à connaître les thais. A savoir ce qui leur importe, ce qui nous rapproche, ce qui nous sépare, ce qui les étonne. C'est évidemment très souvent source de crise de rires et de longues discussions.

Voici une petite compil de ce que j'ai appris avec mon équipe ! 

PS : pour les adeptes des polémiques, je ne généralise pas, je ne fais qu'un constat 
au travers du spectre des personnes que je vois au quotidien. Voiloù ! 

La ponctualité est une notion toute relative.
La faute à la circulation/ la pluie/ le réveil/ le BTS ou MRT ou khlong boat bondé/ le réveil/ la rue inondée/ l'arrêt achat du petit-déjeuner ou déjeuner/ ou le réveil ... 

Le mail n'est pas une priorité. 
Quand on envoie un email, il faut penser à appeler pour dire qu'on a envoyé un email. 
Il faut ensuite rappeler pour s'assurer qu'il a bien été lu et qu'il va être traité.
Puis il faut les rappeler pour qu'ils nous envoient la réponse.

Line ou FB Messenger sont des Dieux.
Si on veut une réponse rapide au dit mail, le mieux c'est encore d'envoyer le message du mail par Line et/ou par FB. Vu qu'ils sont constamment collés le nez dessus (même sur ordis de bureau), on a de meilleures chances de les avoir.  
Un de nos développeurs nous a même sorti une fiche de son temps de réponse. 
Téléphone : réponse immédiate.
Line ou FB Messenger : dans les 15 minutes
Mail : il faut l'appeler pour qu'il les regarde ... 

Les stickers c'est cool. 
Il faut user et abuser des stickers sur Line. Même et surtout dans les relations professionnelles. 
Ne pas s'étonner de recevoir ce genre de stickers donc ...
La première fois dans un rapport employé/employeur ou client/prestataire ça surprend ... 



Le suivi c'est par leur truc.
J'aime bien savoir. J'aime savoir où les gens en sont, s'il sont besoin d'un coup de main, si la mission assignée a été menée à bien. Bah je peux toujours courir pour avoir un suivi ! 
Ça donne souvent ce genre de conversations : 
" Tu en es où du dossier truc ?" - " Bah j'ai fini il y a X jours !"
 - "Ah ... et tu m'a pas prévenu ?" - "Bah non..."
Mais ils se soignent. Mais je morcelle quand même les taches par semaine. 

La prise d'initiative c'est pas leur truc. 
Comme on est des gentils patrons, on veut qu'ils s'impliquent, qu'ils proposent des idées, qu'ils contestent nos avis, qu'ils remettent en question nos décisions. 
On leur fait régulièrement des briefings sur le sujet en leur disant "Surtout n'hésitez pas à nous faire part de XY ou Z. Vos commentaires/idées sont plus que bienvenues". 
Pour l'instant ... nada. Ou alors il faut leur tirer les vers du nez au forceps. 
La faute à l'éducation thaïlandaise qui leur apprend à ne SURTOUT JAMAIS remettre en question son aîné/supérieur/patron ... 
Mais ils se soignent. À force ils commencent doucement à faire le chemin sur cette voie.

Mais ils prennent quand même des initiatives si ça les arrange.
Si c'est trop compliqué/casse-bonbons/longs/pas à leur goût, 
ils trouveront un raccourci et prendront l'initiative. 
Sans vous le dire bien sûr ... Et on s'en rend compte bien après. 
Et évidemment le raccourci ne nous arrange pas forcément. 

Ils ne notent RIEN.
Je sais pas. Ils sont fâchés avec les carnets/post-it/feuilles ou quoique ce soit qu'il leur faciliterai la vie et leur permettrai de ne pas oublier les missions en cours.
Ils ne notent rien et donc oublient PLEINS de trucs. de vraies passoires.
J'ai acheté des jolis cahiers à tout le monde. Et je me bats pour qu'ils les utilisent ... 
Je crois que je vais perdre la guerre ...

Ils aiment leur coussin de bureau.
Dans notre petit mais joli bureau il y a un grand canapé avec des coussins. Ils peuvent s'y installer pour bosser s'ils le souhaitent. Nan, ce qu'ils aiment c'est prendre un coussin et le caler entre eux et leur bureau, et s'affaler dessus. 
Un coussin par personne est sur ma liste pour ma prochaine virée chez IKEA.

Notre nouveau développeur a amené son propre coussin ! 

On se bat avec la clim.
Beaucoup d'endroits en Thailande sont connus pour pousser la clim en mode polaire. 
Pas nous parce que respect de la planète, économie, toussa quoi ... 
Mais sans clim c'est pas possible non plus. Donc la clim est en marche. Pas trop fort.
Et on passe notre journée à rallumer la clim, baisser la température parce qu'ils passent en douce derrière nous pour la remettre en mode chauffage sous climat tropical ... 

Le Sanuk c'est sacré.
Sanuk est un état d'esprit, un mode de vie. 
Un concept qui peut se traduire par Dolce Vita, joie de vivre, fun, amusant ...
Il est très très important pour un Thai que sa vie soit sanuk. Et ça passe par le choix de son boulot. 
Même si on lui offre un salaire supérieur, le Thai privilégiera avant tout son bien-être. 
Son boulot doit idéalement ne pas être trop loin de chez lui, dans une ambiance sympa, avec des patrons sympas, des collègues marrants, du boulot mais pas trop quand même faut pas déconner, des horaires cools ... 
Du coup on joue sur ça pour recruter et garder nos employés.
Des horaires cools, ils ont leur weekends, on fait régulièrement des vendredi Beer Time, on n'oublie jamais de leur souhaiter leur anniversaire avec au minimum un gâteau, on fait des sorties staff sympa, on leur ramène des souvenirs quand on revient de voyages, on s'amuse à leur apprendre des gros mots français, on regarde des vidéos sur YouTube, etc
Bref, le sanuk c'est sacré.

Il y a un turnover de malade. 
Lié au point ci-dessus. S'ils sont malheureux dans un boulot, ils n'hésitent pas. Ils se tirent. 
C'est aussi lié au fait que ce soit un pays de quasi plein emploi. 
S'ils n'ont plus de boulot, pas grave. Ils en retrouveront vite un. 
(oui je sais, en France et en EU on ne sait plus trop ce que c'est ...)
Donc pour conserver son staff il faut préserver le sanuk, sinon vous passez l'essentiel de votre temps à recruter. Mais le secret est de toujours se dire que la personne peut se tirer du jour au lendemain. Elle doit donc ne pas être trop indispensable ou avoir sa compétence doublée par un autre employé qui pourra prendre le relais en cas de départ. 
Mais pas trop longtemps hein, parce que s'il a trop de boulot, c'est plus sanuk du tout, 
et donc il voudra aussi partir ... 

Ils aiment partager les détails. 
Yep. Tous les détails. Du boulot ? nan. 
De leur problèmes gastriques ou médicaux.
Quand ils sont malades, on a droit à tous les détails : 
la consistance, la fréquence, les trucs bien gores...



Ils aiment se coller des trucs dans le nez. 
Je parle pas de drogues hein !
Je parle du tube de "Peppermint Inhaler" (comme un Vicks) qu'ils se collent à longueur de journée dans la narine. Parfois même ils le laissent dans la narine ! 
J'avoue c'est assez agréable comme sentiment de fraîcheur, 
mais de là à me le fourrer dans le pif à longueur de journée ... 


Ils ont une PASSION pour dormir.
Je plaisante pas. Ils ADORENT dormir !!!! 
Au début je me disais que c'était de notre faute : trop de boulot, trop de pression, trop d'horaires.
Mais nan. Pas du tout ! Ils AIMENT dormir. 
Quand un de nos designers a voulu repartir vers un statut de freelance une de ses principales raisons c'était parce qu'il voulait dormir plus. Pour lui 15h de sommeil/jour c'était le minimum ... 
Notre Office Manager était super heureuse de nous dire que Samedi dernier elle avait dormi 20h.
Quand on leur demande ce qu'il vont faire de leurs vacances, la réponse unanime est DORMIR.
Pour leur pause déjeuner, ils préfèrent parfois ne pas manger pour dormir. 
Promis juré, c'est pas avec nos 10h-18h/5 jours par semaine qu'on les épuise ! 

Il y a les règles. Et il y a la réalité.
Tu trouves un texte de loi sur un sujet (visa, administration etc).
Tu appelles le service concerné : tu as une autre version. 
Tu vérifies que tu t'es pas trompé en vérifiant le texte de loi. 
Tu rappelles le service concerné : tu as encore une autre version. 
[REPEAT]

La famille c'est important.
Le lien de sang bien sûr mais la famille boulot aussi. Surtout si le boulot et le patron est sanuk.
Renforcé par le fait que chacun appelle son ou sa collègue 
grande soeur/petit frère/oncle/tante suivant l'âge. 
J'entends souvent dire : "Je vais au ciné/manger/danser avec 
ma petite soeur/grand frère ce weekend !" en parlant de leur collègue.
J'adore ! 
Ah oui ... les filles du boulot m'appellent souvent maman ... 

Leur vraie famille est souvent loin.
3-4-5 heures de bus pour aller retrouver leur famille le temps d'un weekend. 
Comme très souvent, les jeunes "montent" à la ville pour le boulot. 
Bangkok ne fait pas exception. Beaucoup viennent des provinces avoisinantes ou alors plus lointaines. Et dès qu'ils peuvent ils rentrent.

Les petits cadeaux. 
Et quand ils rentrent chez eux, les parents ont souvent tendance à leur filer 3 tonnes de nourriture.
Des sacs de riz, des fruits, des légumes, des épices etc
Ce qui est cool c'est qu'on en profite. À chaque fois notre staff nous donne avec fierté des produits de chez eux. Une fois un énorme sac de riz de la ferme familiale, une autre des Dragon fruit énormes et goûteux, une autre fois aussi des spécialités locales !
Adorable et on se régale !

Des fruits du Dragon et des beignets de Korat.

Les petits cadeaux bis.
Je sais pas si notre équipe est particulièrement sympa ou si c'est quelque chose de courant mais ils nous ramène souvent des petites choses à goûter quand ils partent s'acheter leur déjeuner.
Des fruits, des bonbons, des saucisses, des brochettes.
Je les soupçonne quand même de beaucoup s'amuser à me voir goûter certaines choses,
du style des oreilles de cochon, de la seiche séchée [répétez très vite 10 fois] ou quand ils ont tenté de me faire manger des tripes  ...

Ils sont obsédés par la nourriture.
OBSÉDÉS je vous dis !!!
Je crois que la seule fois où quelqu'un de l'équipe nous a proposé une idée d'application à développer, c'était en rapport avec la nourriture (idée que l'on commence d'ailleurs à réfléchir).
Ils mangent tout le temps, de tout. Ils parlent nourriture, photographie leurs plats, cherchent de nouvelles choses à goûter, cuisinent, vont au resto très régulièrement.

Ils mettent du ketchup sur leur pizza. 
Oui je sais ...

On a pas la même notion du "pas très piquant".
Quand un thai vous dis que "nan nan promis c'est pas très piquant", fuyez.
On a pas les mêmes papilles gustatives. Je soupçonne les leurs d'avoir été brûlées par le piment.
Ce qui n'est que modérément épicé pour eux est une véritable porte sur l'enfer pour nous.
Un indice. Quand c'est très rouge on évite.

Rien que l'odeur me piquait la gorge ... 
Sauce pour le poulet grillé. "Mangez ! c'est pas piquant"
Yeux en larmes, bouche en feu, papilles détruites ... 

Ils adorent les desserts. 
Ils se font parfois des sorties le weekend juste pour essayer un nouveau dessert.
Dessert avec beaucoup de crème, de glace, de chocolat ou alors beaucoup plus léger.
Il suffit de voir comment les pâtisseries (qui s'ouvrent par dizaines) sont prises d'assaut le weekend pour se rendre compte de leur passion du sucré.

Notre graphiste nous a préparé de délicieux Bannoffee !!! 

Glace à la noix de coco, avec lait concentré et des cacahuètes. Je suis fan ! 

Mai pen rai. 
C'est pas grave.
Rien n'est très grave ou très important.
Évidemment lié au sanuk.
Bref, j'apprends à être plus zen, à moins me faire de soucis, à moins me prendre la tête.
Même si parfois j'ai envie de les secouer très très fort.

Ils sont adorables.
Notre équipe l'est en tout cas. 
Malgré les défauts, les petites tracasseries, les petits retards constants, les différences culturelles. 
Ils sont terriblement attachants.
Et même si je souhaite que notre société prennent vraiment son essor et qu'on s'agrandisse,
j'espère ne jamais perdre ce sentiment.





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lundi 31 août 2015

Le shopping à Bangkok.

En ce moment, j'ai graaaavvvvveee envie de faire du shopping.
J'ai envie de me refaire une garde robe, j'ai envie d'acheter des bottes, des pulls, des beaux manteaux, des robes, etc.

Illustration : Pénélope Bagieu

J'ai envie de fringues d'hiver, sauf que si je fais ça je vais créer un lac de sueur sur mon passage.
Bah ouais, j'ai la chance de passer mon année avec un bon 28-30 °C de moyenne, mais parfois l'appel du froid se fait sentir.

Bref, des endroits pour faire du shopping, c'est pas ce qu'il manque à Bangkok. Mais il faut savoir où aller en fonction de ce que l'on veut et de ses moyens.
Voici donc pour toi, cher lecteur et chère lectrice, un petit guide du shopping à Bangkok. Pour faire simple, je classe par station de Skytrain (BTS).

SHOPPING à BANGKOK


BTS SIAM





Pour qui : la clientèle (très) aisée locale et internationale, les gourmands, les curieux. 
Marques internationales. 
Budget : moyen à haut voire très haut.

L'endroit le plus instagrammé de la Terre est un temple au shopping et au luxe. C'est à voir pour le côté complètement dingue : il y a peu de centres commerciaux dans le monde où vous trouverez des concessionnaires Rolls, BMW, Porsche, Maserati etc à l'intérieur même.
Toutes les grandes marques internationales sont présentes : Chanel, Hermes, LV, D&G ... Super pour faire du lèche-vitrine mais tout de même un peu hors de portée pour des bourses lambda. 
Pour du shopping un peu plus raisonnable, vous avez la partie Department Store avec un mélange de marques thaïes haut de gamme et des marques internationales. 

Siam Paragon vaut surtout le détour pour : son cinéma, son aquarium génial pour les enfants (et les adultes. Voir l'article ICI), son impressionnant supermarché et son food court de folie(étage composé uniquement de restaurants) ! Il y a beaucoup de choix et de cuisines différentes.




Pour qui : la clientèle jeune et branchée locale. 
Marques locales pointues. 
Budget : moyen à haut.

Situé juste en face de Siam Paragon, Siam Center est l'endroit idéal pour ceux qui recherchent des fringues design de marques locales. Ici, c'est très branché, très pointu mais pas non plus hors de prix. Si vous recherchez une mode que vous ne trouverez pas ailleurs et voulez dénicher la pépite fashion, c'est ici qu'il faut venir. 
Je dis que c'est pour la clientèle locale, parce que tout est fait pour des tailles thaïes ... oui je me marre tout seule. Mini tour de taille, mini poitrine, mini tout quoi !
C'est dommage parce qu'il y a vraiment des marques tops et très très originales ! 
Le food court est pas mal aussi mais rien à voir avec son voisin. 


SIAM SQUARE : 

Pour qui : la clientèle jeune et branchée locale. 
Marques locales. 
Budget : petit à moyen.

Si vous êtes à Siam Center ou Siam Paragon, prenez la passerelle du BTS et passez de l'autre côté de la rue. Siam Square c'est un peu comme Siam Center mais en moins cher et un peu désorganisé. Il y a des stylistes locaux pour une clientèle branchée et jeune. C'est un ensemble de plusieurs pattés de magasins indépendants. Il faut un peu chercher mais vous pouvez y trouver des petites perles. 
Aussi, si vous cherchez des dentistes pour des soins de qualité et peu chers, vous en avez pleins pleins pleins là ! 
Ils viennent aussi d'ajouter un centre commercial qui s'appelle Siam Square One quasi par-dessus tout ça. Mais je n'y suis pas encore allé, donc je ne peux vous renseigner. 




Accessible par Siam Center par une passerelle. En travaux actuellement jusqu'en 2016. Je n'y allais que pour aller chez LOFT, magasin de gadget/papeterie/bidules en tout genre et un magasin de Converse (des vrais). Peut-être que sa rénovation le rendra plus attractif.



BTS NATIONAL STADIUM 




Pour qui : les touristes, les backpackers. 
Pas de marques. Beaucoup (essentiellement) de contrefaçons. 
Budget : petit.

On y trouve de tout et surtout de la contrefaçon.
Immense centre remplis à ras bord de magasins de fringues, d'électronique, de souvenirs, de bijoux ... Parfait pour les touristes pas très regardants sur l'authenticité du produit mais qui veulent faire des pseudos bonnes affaires. Méfiez-vous du téléphone ou du gadget pas cher, il risque fort de vous exploser dans les mains. 
C'est personnellement un endroit que je déteste et je n'y vais que contrainte et forcée (pour changer une vitre d'Iphone cassée, pour voir les imprimeurs pour des cartes de visites etc).
Je n'aime pas parce que j'ai l'impression de voir 1000 fois la même boutique sous des mauvais néons. J'en ressors en général crevée et énervée ... 


BTS CHITLOM



Pour qui : Clientèle locale et internationale, les gourmands. 
Marques internationales. 
Budget : moyen.

Central World a longtemps été considéré comme le plus grand centre commercial au monde. Il englobe Zen et Issetan dans ses locaux. En revanche je ne sais pas s'il est toujours le plus grand. 
Il a pas mal souffert d'un incendie lors des manifestations en 2008 et les magasins ne sont plus très originaux. Si vous voulez du Zara, H&M, forever21 etc, allez-y les yeux fermés. Si vous cherchez quelque chose de plus original, laissez tomber, c'est du pur mainstream ici.
Mais pour nous expats qui ne faisons pas la taille thai, c'est bien pratique ! 

Central World vaut le coup aussi pour son food court et son cinéma. 

Autour de Central World, vous avez aussi Gaysorn, Central Chitlom ou Erawan. Malgré des petites rénovations, cela reste des centres commerciaux vieillissants et sans grand intérêt. 

BTS PLOENCHIT




Pour qui : Clientèle locale et internationale branchée, les gourmands. 
Marques locales et internationales. 
Budget : haut à très haut.

Central Embassy aurait pu être un très beau centre commercial. Au niveau architecture il est vraiment pas mal du tout mais voilà ... 
Mauvaise répartition de l'espace, des finitions plus que bof à cause d'une ouverture précipitée, des marques certes au top et introuvables ailleurs à Bangkok (John Varvatos, Louboutin ...) mais trop haut de gamme.
Du coup, devant le peu d'affluence, Central Embassy a hérité du surnom de Central Empty ...
Même quand il y a du monde on dirait qu'il est vide tellement les espaces sont immenses. 
La seule chose qui le sauve (et encore) c'est ses restaurants et son food court au sous-sol, qui est présenté comme une version idéalisée et design d'un marché street food thaïlandais. 
Comme il y a souvent des mini-évènements (défilé, ouvertures, vernissage), vous pouvez y croiser la clientèle thai ultra branchée très haut de gamme (des stars de la mode, du cinéma et de la TV ...)

BTS ASOKE



Pour qui : Clientèle locale et internationale, plutôt jeune., les gourmands 
Marques locales essentiellement. 
Budget : petit à moyen.

Terminal 21 a pour thème les aéroports. Tout y est donc siglé comme si vous vous retrouviez dans un terminal d'aéroport. Chaque étage porte le nom d'une ville (Paris, Rome, Londres, Tokyo, Istanbul, San Francisco) et a sa spécialité (fringues homme pour Londres,fringues femmes pour Tokyo, maroquinerie et bijoux pour Istanbul ...). Les marques sont plutôt locales, et à petit budget. Les ados adorent cet endroit !  Par contre, c'est aussi tailles thais ici. Mais vous pourrez y trouver des accessoires très originaux et sympas.
C'est probablement le centre où je passe le plus de temps. Il faut dire qu'il est juste à côté de chez moi. Il y a un ciné bien sympa, 2 étages de restaurants pas mal et un supermarché au sous-sol qui me convient bien.

A noter aussi que vient de s'ouvrir dans Terminal 21, un restaurant de Dim Sum (bouchées vapeurs) : Tim Ho Wan de Hong Kong qui a la particularité d'être le 1 étoile Michelin le moins cher au monde ! Il y a beaucoup de monde pour l'instant, mais je ne manquerai pas d'aller l'essayer (qu'est ce que je ne ferai pas pour mes lecteurs !!!).

BTS PHROM PHONG



Pour qui : Clientèle locale, expats japonais et clientèle internationale, les gourmands. 
Marques internationales branchées. 
Budget : Moyen à haut voire très haut.

C'est le dernier arrivé et il frappe fort. Avant il y avait juste Emporium, centre vieillissant et peu intéressant. En un an, il ont mené des grands travaux de rénovation, mais aussi de construction avec EmQuartier et dans 1an et quelques,, est annoncé EmSphère. Le complexe s'appelle EmDistrict et il est tellement immense qu'il y avait même des rumeurs que le nom de la station BTS soit renommée EmDistrict.
Pour ce qui est de EmQuartier c'est une belle réussite architecturale. Le bâtiment est impressionnant et en impose. A l'intérieur on s'y perd un peu entre les différentes tours reliées par des passerelles, mais perso j'aime beaucoup. Le jardin au 5ème étage est une petite bouffée d'air avec une vue de dingue et de là on accède aux restaurants construits en hélice autour d'un puit de lumière. Il y a un choix impressionnant de concepts plus beaux les uns que les autres, la seule difficulté est de choisir où déjeuner.
Au sous-sol vous avez un autre étage de restauration, des chaînes pour les plus petits budgets mais très sympa aussi.


En terme de magasins vous avez de tout. Du très très branché, du mainstream, de l'exceptionnel, du tout public ... Bref, ils ratissent large.
Attendez vous à croisez de véritables OVNIS : des mecs mais surtout des nanas qui ont l'air de sortir d'un film ou d'un défilé, tellement ils sont parfaitement habillés/coiffés/lookés et surtout d'une classe dingue ... C'est assez époustouflant, et pour quelqu'un qui imagine que la Thailande c'est juste les plages/shorts/tongs, il se prend une sacré claque là. 

C'est un quartier qui est en pleine expansion et qui deviendrait probablement le nouveau centre de Bangkok si Siam n'avait pas l'avantage d'être une connection entre les lignes de BTS. Phrom Phong regorge d'une multitudes de boutiques et de restaurants super sympas, et est le fief des expats japonais. 

BTS MOCHIT

CHATUCHAK MARKET (aussi appelé JJ Market)


Pour qui : les touristes, les backpackers, la clientèle locale. 
Budget : petit.

L'incontournable et immense marché du weekend. Parfait pour dénicher des souvenirs, des fringues pas chers et se balader. J'en parle ICI.
Attention il est facile de s'y perdre, mais c'est aussi le but. Ici on marchande, on fouille et on espère tomber sur le cadeau sympa à ramener. Sachez toutefois que ce sont les mêmes produits que vous retrouverez dans les boutiques souvenirs des îles. Rien de super original donc. 
J'aime bien y aller de temps à autre, mais si j'y vais, c'est en général parce que j'ai des amis qui sont en visite ici.


BTS SAPHAN TAKSIN + navette gratuite



Pour qui : les familles avec enfants, clientèle locale, les touristes et les gourmands. 
Petit à moyen budget. 

Asiatique, c'est un peu la version propre et organisée de Chatuchak. Ce sont des anciens entrepôts qui ont été rénovés et qui regorge de restaurants et de boutiques.
C'est un endroit très agréable pour faire un peu de shopping souvenir, pour se balader tranquille en famille , pour faire un tour de grande roue, pour profiter des nombreux restaurants. 
Une petite pause tranquille mais très sympa au bord du fleuve.

Pour y aller c'est assez simple, BTS Saphan Taksin puis navette gratuite à l'embarcadère pour y aller (ouvert à partir de 17h par contre). 


SHOPPING GADGETS/ELECTRONIQUE/CAMERA


Avec le taux de change et la différence de taxes, il peut-être intéressant d'acheter des produits IT. Attention cependant aux (nombreuses) contrefaçons, aux garanties inexistantes, aux produits qui viennent d'un marché gris ... Bref, faut faire gaffe, mais ça peut-être intéressant.



C'est un peu le MBK de l'électronique. On y trouve tout et n'importe quoi. Il y a des boutiques très bien mais il y a surtout beaucoup de choses qui proviennent dont on ne sait où ! C'est assez bordélique et au bout de 10 minutes on a l'impression que tout le monde vend exactement la même chose. N'hésitez pas à marchander.
Mais ça vaut le coup. On y a acheté les écrans pour nos ordis, des pièces de rechange (disques durs, carte mémoire ...), des gadgets (ventilos pour refroidir les ordis), etc.

Pour y aller : BTS Chidlom puis taxi. Ou taxi directement.




C'est la version organisée de Pantip et on a pas trop l'impression de se faire arnaquer. Moins grand mais avec un choix plus distinct et moins confus. On y marchande aussi moins mais c'est possible. 

Depuis que j'ai découvert, je préfère nettement ! 

Pour y aller : MRT Rama 9


Je vous parlerai dans un autre article des petits marchés comme Talad Rot Fai (j'adore !!!) ou celui de Sampend dans Chinatown. 

Allez ! Bon shopping !!!!! 




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mercredi 26 août 2015

Portrait d'expat : Cynthia, étudiante à l'école Vatel de Bangkok.

Bon, on ne dira pas que l'ambiance est au beau fixe ici après l'attentat. Mais la vie reprends. 
On sent une petite nervosité, surtout dans les transports en commun, les regards se portent souvent vers un sac/une valise, un chouia plus de contrôle (j'ai dis un chouia plus, c'est pas vigipirate non plus hein ...), un poil moins de monde dans les centres commerciaux.

Mais la vie a repris, le sourire revient, l'insouciance aussi. Et donc Lini's Choice revient aussi à ses moutons. Ce n'est pas dans mes habitudes de me morfondre et de broyer du noir. Il était important pour moi de relayer des infos sur la page FB,  sans trop de pathos et sans l'excès qui caractérise les médias qui aiment le sensationnel.

Donc voilà. On recommence avec le portrait d'expat de Cynthia ! Cynthia fait partie des personnes que je dois aussi rencontrer IRL (avec Lionel, Elodie, Louis-François, Romain etc ). On a échangé sur FB et je me suis rendue compte que nous avions un parcours professionnel en commun : l'hôtellerie. Je ne vais pas encore lui raconter toutes les horreurs du métiers, je veux pas encore la dégouter ; )

Merci à Cynthia d'avoir pris le temps de répondre à mes questions. Et promis on s'organise une rencontre bientôt !!!!!!

PS : toi lecteur en Australie ou avec des supers potes au pays des koalas, si tu recherches une super stagiaire à partir de Janvier 2016 pour un minimum de 2 mois, sache que Cynthia est au top !!!! N'hésites pas à m'envoyer un mail à linischoice@gmail.com et je lui transmettrai !


Portrait d'expat : Cynthia, étudiante à Bangkok


- Qui es tu, d'où viens-tu?
Je m'appelle Cynthia et je suis actuellement étudiante en management hôtelier à l'école Vatel de Bangkok. Grande fan de gastronomie, de voyage, de yoga, et de soins naturels. Je jongle entre mes cours, mes stages (d'ailleurs je suis en pleine recherche là), mon yoga et ma cuisine où je passe le plus de temps. J'essaye d'avoir une vie saine et équilibrée dans cet emploi du temps de folie.  



En ce moment je m'intéresse beaucoup à l'Ayurveda, au slow cosmétique ainsi qu'au régime Vegan. Je pense aussi à monter un blog pour pouvoir partager mes expériences que ce soit de voyage ou bien de style de vie.


Je suis née et j'ai grandi à Paris mais j'ai en réalité toujours détesté cette ville. Mes parents m'ont habitué à voyager dès mon plus jeune âge et Paris me semblait ennuyante, monotone et terne par rapport à tout ce que le monde pouvait m'offrir. D'ailleurs pour la petite histoire on a retrouvé des vidéos de moi bébé à Bangkok, la vidéo a été filmée dans mon quartier actuel. Comme quoi c'était sûrement ma destinée !
- Pourquoi t'être expatriée en Thaïlande?
Mon expatriation a été un peu un concours de circonstances. Après mon bac j'ai étudié 2 ans l'architecture et le design industriel à Paris. La quantité de boulot a eu raison de mon faible corps et j'ai donc arrêté. Au bout d'un moment ma mère m'a posé un ultimatum. Il fallait que je fasse quelque chose et pour elle ce qui me correspondait le mieux c'était immobilier ou hôtellerie. Je ne me voyais pas rester en France, je m'y sentais mal et j'adore voyager donc pour moi c'était tout choisi. En regardant le site de mon école j'ai découvert qu'il y avait un campus à Bangkok. J'ai du coup sauté sur l'occasion. On connaissait déjà la Thailande, mes parents avaient déjà à l'époque une maison à Koh Samui et avaient des contact ici. Ça leur a fait beaucoup moins peur de me voir partir dans ces conditions. 


- Quelle est ta profession?
Pour l'instant je suis encore étudiante. Il me reste 4 mois de cours et un stage à trouver ( que j'aimerai faire à l'étranger). Mon cursus scolaire requiert des stages tous les ans. J'ai eu le privilège de travailler pour des hôtels de luxes en Thailande et en France comme le Péninsula, le Plaza Athénée ou bien le Westin.
Concrètement je préfère être en stage plutot qu'en cours. Ca peut paraître étrange mais j'adore ce style de vie professionnelle avec des horaires chamboulés. On y rencontre aussi des gens formidable que ce soit en terme de clients ou collègues. Je ne regrette aucunement mon choix.
- Où habites tu et pourquoi?
J'habite à Bangkok. Dans le quartier de Klong San. Pour faire simple mon immeuble est sur les bords du Chao Phraya et mon voisin le plus proche est le Peninsula.


Lorsque je me suis installée je ne connaissais pas beaucoup les différents quartiers de Bangkok. Je voulais être à côté d'une station de BTS (indispensable pour la Parisienne que j'étais) et en même temps pas trop trop loin de Talingchan où se trouve mon campus. Depuis mon installation, il y a 4 ans, j'ai bien sûr déménagé et suis maintenant propriétaire.
- Qu'est ce qui te plaît en Thaïlande?
La Thailande était pour moi une destination de vacances à la base. Tout comme mes parents je suis tombée amoureuse des paysages et de la "gentillesse" des Thais.
J'adore la nourriture thai que je trouve l'une des plus saines et j'adore la nourriture épicée, donc je suis comblé ici.


Ce que j'apprécie le plus à Bangkok c'est l'ambiance de la ville. C'est une métropole hyper active, immense où on se perd facilement. On y trouve de tout et partout et j'aime ce principe de sectorisation par quartier (genre la rue des tissus, le quartier "hipster", le quartier de Siam pour les centres commerciaux). C'est vraiment très pratique. Bien que immense et survoltée, Bangkok reste très traditionnelle et petit village. J'achète mes légumes chez une petite vieille dans la rue qui me reconnaît et me prépare mon petit panier lorsqu'elle me voit arriver. Bangkok c'est mon chez moi. J'y ai établi ma vie d'adulte, j'ai ce petit pincement au coeur à chaque fois que je la quitte.
- Qu'est ce que tu aimes moins?
La mentalité des Thais me gène beaucoup. Déjà, au niveau professionnel, ils sont très protectionnistes et nous voient comme une menace. Les Thais sont aussi très communautaires et ne feront jamais l'effort de vous intégrer. Ils ont un côté très français aussi dans le sens où ils se trouvent mieux que tout le monde et ne font pas d'efforts (NDLR : contente de ne pas être seule à avoir trouvé un parallèle ! ).
Ce qui me manque ici c'est pouvoir avoir une vie stable, de "vrai" amis et non des gens qui viennent pour faire la fête ou se poser ici pour quelques mois. À 26 ans la plupart des gens pensent surtout à s'amuser surtout lorsqu'ils décident de partir en Thailande.

- La Thailande du long terme?
Et bien oui et non.
Je recherche actuellement un stage de 6 mois en management hôtelier en Australie. D'ailleurs si vous avez des contacts je suis preneuse Ce stage me permettra de valider mon cursus et je compte à la suite du stage m'installer en Australie. Donc je dirais du court terme vu que mon stage est dans 4 mois.
Mes parents ainsi que mon petit frère se sont installés en Thailande un an et demi après moi. M'ayant vu heureuse et épanouie ils ont décidé de sauter le pas. Mes parents ont pris une retraite anticipée et se sont installé dans le sud de l'île de Samui. Mon frère est quand lui à Bangkok en première année de management hôtelier à l'école Dusit Thani. De plus je suis propriétaire de mon appartement ici donc je ferai des allers retours et la Thailande restera mon chez moi je pense.


- Des conseils pour l'expatriation?
Mon parcours est un peu différent car je suis sous un visa étudiant. Malgré ça j'ai eu le droit à pas mal de couac. 
Déjà bien vérifier les types de visa et se renseigner auprès de tous les organismes et ambassades.
Une expatriation ça se prépare!
Psychologiquement je pense qu'il faut aussi pouvoir tenir le choc surtout lorsqu'on arrive sans rien dans un pays à la culture totalement différente et où l'on ne parle pas la langue.
Il ne faut pas se préparer à être accueillie comme le Messie et avoir un estomac bien accroché au niveau des épices, des odeurs et de la street food
Ah et mon dernier conseil: partager et échanger avec les gens. 
Que ce soit des thai ou bien des étrangers. Ce sera votre meilleur source d'information.


Merci beaucoup Cynthia !!!!


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mercredi 19 août 2015

Bangkok I love you.

J'ai pas le temps. 

En ce moment je ressemble au lapin d'Alice à courir tout le temps en chouinant "en retard en retard je suis en retard". 
J'ai pas le temps d'écrire. 
J'ai pas le temps d'enfin rencontrer IRL d'autres expats (Louis-François, Élodie, Lionel, Caroline ... promis on se voit bientôt ! )
J'ai pas le temps de me détendre. 
J'ai pas le temps de prendre un weekend. 
J'ai pas le temps de prendre le temps. 

Je ne vais pas me plaindre. On a mille projets en route et bien évidemment tout se met en place en même temps. Ce ne serait pas drôle sinon. 

J’ai pas le temps de vous parler de mes voyages à Singapour, Penang, Kuala Lumpur, Vientiane ... 
J'ai pas le temps de partager mes ballades à Bangkok. Pas le temps de vous dire à quel point je l'aime cette ville. 
Il y a bien sur plein de choses qui m'horripile hein ! 

Je n'aime pas marcher sur un carreau bancal qui m'éclabousse d'eau bien dégueu qui pique la peau ...  
Je n'aime pas suer à longueur de temps. 
Je n'aime pas avoir l'air d'une clocharde sous prétexte de m'habiller léger et qu'ici, sorti de la taille 34 et des trucs super girly et pastel, c'est compliqué. 
Je n'aime pas me faire aborder par les vendeuses d'un centre esthétique qui veulent me débarrasser de mes taches de rousseur. 
Je n'aime pas ces mêmes vendeuses qui devant mon refus catégorique veulent m'enlever ma graisse (bon ça ok mais faut pas me faire sentir que je suis une grosse vache)
Je n'aime pas ne plus porter de talons. 
Je n'aime pas devoir systématiquement jouer à la roulette russe avec les taxis. 
Je n'aime pas devoir téléphoner pour prévenir que j'ai envoyé un mail. 
Je n'aime pas devoir relancer 50 fois une société pour avoir un devis. 
Je n'aime pas l'administration Thaï avec ses règlements à la tête de la personne et au bon vouloir du fonctionnaire. 
Je n'aime pas que ma vie se résume en ce moment au carré (bon c'est pas un carré, mais c'est une forme plus ou moins géométrique ) maison, bureau à 20m, villa market pour les courses à 200m, terminal 21 à 500m pour le ciné , parce qu'on est débordé. 
Je n'aime pas rester affalée à la maison le weekend parce que j'ai pas le courage d'aller affronter la chaleur et qu'on est trop épuisé par notre semaine. 
Je n'aime pas que mes copines me manquent même si une en particulier en est déjà à sa 4ème visite et qu'elle me fait un bien fou et qu’il y en a une autre avec qui je converse quasi quotidiennement sur FB (pas des trucs supers intelligents je vous rassure ...).


Je n'aime pas être loin de ma fille. Je n'aime pas la voir grandir, faire sa vie loin de moi. Je n'aime pas ne pas pouvoir la serrer dans mes bras. 
Je n'aime pas qu'elle me manque à un point aussi douloureux. 

Et pourtant ... 
Bordel que je l'aime cette ville. 
J'ai bien dit ville. Pas les plages, pas la campagne, pas les iles, pas la province, pas le nord, pas la merveilleuse authenticité de ce pays. 
Nan. J'aime Bangkok. 
J'aime sa folie, sa démesure, son extrême modernité, son extrême authenticité, ses excès, son brouhaha constant, sa jungle de béton, ses contrastes, sa population ! 
Des gens qui peuvent être tellement énervants, horripilants, casse-bonbons, butés, têtus comme des mules, franc au point d'en être insultants ! 
Mais des gens qui sont aussi si touchants, si souriants, si ouverts et accueillants, si débordants d'énergie et d'envie d'aller de l'avant. 

Des gens qui ont été touchés de la façon la plus horrible qui soit. En plein cœur de la ville, dans un lieu hautement touristique, mais un lieu de recueillement avant tout, un lieu devant lequel des milliers de gens passent chaque jour.
Touchés par des connards grotesques. Pour quelle raison et qui ? On s'en fout. Rien ne peut jamais justifier de tuer ainsi. Quel que soit la ville, le pays, la religion, la race ou toute autre soi-disant raison à la con.
Parce qu'il n'y a rien de rationnel là dedans. On veut essayer de comprendre, mais on ne comprendra jamais les soi-disant motivations de ces connards. 

Je ne sais pas quelles seront les conséquences de ces actions, si on saura qui/pourquoi/comment. Je ne sais pas si ça va continuer, s'il va falloir se planquer, s'il va falloir devenir complètement paranoïaque. 

Tout ce que je sais c'est que nous on est là. Et qu'on y reste. Qu'on ne cèdera pas à la panique ! Qu'on ne laissera jamais des connards nous dicter notre conduite ! 

Parce que Bangkok on l'aime. 
Parce que Bangkok nous fascine. 
Parce que Bangkok, c'est la maison. 






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mercredi 15 juillet 2015

Mon papa à moi.

Il est assez rare que je m'étale véritablement sur ma vie personnelle. Je partage beaucoup de choses avec vous mais au final, je suis sûre que vous avez une image idéalisée de superstar mondiale de la blogosphère ...
Sublime, brillante, avec une vie de rêve, un corps de loutre (ça c'est vrai), un peu inaccessible quand même ! Rhooooo ça va si je peux plus rigoler ^_^

Aujourd'hui j'écris cet article parce que j'ai appris il y a quelques mois que j'avais un lecteur très spécial : mon papa. 



J'ai eu quelques jours où je me suis auto censurée sachant que mon papa lisait mes bêtises, mais le naturel est vite revenu et j'ai continué à écrire des bêtises énormes en espérant qu'il ne prenne pas peur. 

Mon papa, je l'aime plus que tout. Et je me suis dis que ce blog était une occasion de plus de le lui dire. 

Mon papa à moi, c'est le plus gentil du monde. Un vrai nounours suédois tout doux et tout plein d'amour. 

Mon papa à moi, il a des yeux tous gentils et tendres et des cheveux pas très disciplinés dont j'ai hérité.



Mon papa à moi, il a été élevé à un époque et dans une famille où on donnait du Monsieur à son père et du Madame à sa mère. Une époque et une famille où il était normal d'envoyer ses enfants dès le plus jeune âge dans des pensionnats à la discipline militaire au fin fond de la forêt suédoise avec les loups, les trolls et sans boulettes IKEA. Une époque et une famille où les rares fois où les enfants rentraient pour les vacances, ils étaient illico envoyé à l'étranger pour apprendre une autre langue. 

Mon papa à moi, son pensionnat était réputé tellement dur que lorsqu'il s'est présenté pour son service militaire, il a de suite été réformé. Pourquoi ? pas à cause de ses lunettes, ni à cause de son peu de passion pour le sport. Nan, le recruteur lui a dit que vu où il avait passé toute son enfance, il n'avait pas du tout besoin d'apprendre la discipline et la rigueur. Et hop, réformé !  

Mon papa à moi, il a perdu son père à un âge où un jeune homme rentre tout juste dans la vie active et quelques mois seulement avant de lui-même devenir papa . 

Mon papa à moi, c'est un voyageur. Il a entre autre découvert la Thailande à une époque où il n'y avait pas des vols discounts toutes les 2 heures pour ce pays. C'était encore la grande aventure avec plusieurs jours de voyage pour arriver à destination.




Mon papa à moi, il adore les animaux. Il a eu des chiens, des perroquets (dont Jacko un magnifique gris du Gabon qui se balladait sur son épaule), des poissons ...



Mon papa à moi, c'est un papa poule. Aussi loin que je me souvienne, il s'est toujours occupé de moi. Il était avant gardiste en étant père au foyer. 






Mon papa à moi, il m'a appris à faire du vélo, du ski, du patins à glace, de la luge, à nager ... 

Mon papa à moi, il me lisait des histoires. Il prenait sa guitare pour me chanter mon anniversaire. Il m'aidait à construire des tentes dans ma chambre avec des draps et des cordes qu'on attachait aux placards (uniquement quand maman n'était pas là). Il m'apprenait le suédois en me faisant répéter inlassablement des BD Disney ... 


Mon papa à moi, c'est un geek. C'est lui qui m'a fait découvrir Star Wars qu'on regardait en boucle. Il a toujours eu des gadgets incroyables, des ordinateurs et quand les premières consoles de jeu sont sorties, il a eu l'excellente excuse de m'en offrir pour pouvoir en jouer aussi ; )
Quand je bloquais à certains niveaux sur des jeux vidéos, il achetait en douce des livres de trucs et astuces pour m'aider à avancer.

Mon papa à moi, il a un humour débile. Comme moi quoi. Je me rappelle particulièrement de ce jour, où il a trouvé très rigolo de m'écraser une meringue sur le visage pendant que je la mangeais. S'en est suivi une course poursuite à la maison, à se lancer des bouts de meringues et j'ai fini toute habillée sous la douche avec crise de fous rires mémorable. 

Mon papa à moi, il m'a fait aimé le cinéma. Petite je regardai en boucle les Charlie Chaplin, les comédies musicales américaines, tous les dessins animés ... On avait un super abonnement pour louer des cassettes (oui oui des K7, c'était une autre époque) et on se faisait des weekends films/grignotages devant la TV. 

Mon papa à moi, il m'a fait aimer la musique. Il faut dire qu'il avait une installation de niveau pro. Et souvent les weekends, il s'installait dans un gros fauteuil, moi à ses côtés, et on écoutait de la musique. Souvent du classique, souvent les Beatles, souvent des tubes des années 60. C'est comme ça que j'ai tout un pan des années 80 que je ne connais pas parce que j'écoutais quasiment que du classique. Ça ne m'a pas empêché du jour au lendemain d'écouter du Hard-Rock au grand désarroi de mon papa.

Mon papa à moi, il cuisinait pour moi. Quand je rentrai de l'école à midi, un bon petit plat m'attendait toujours. On avait nos petites traditions aussi : la fondue bourguignonne sur la terrasse en automne, le repas de Pâques avec sa fameuse salade de pommes de terre, ma sole meunière pour mon anniversaire ...

Mon papa à moi, il faisait mes courses littéraires. J'avais un budget illimité pour ce qui était des livres. Il suffisait que je lui fasse une liste. Il a encouragé mon goût de la littérature. Parfois il allait aussi me prendre des magazines à la papeterie. Au vu des magazines que je lui faisais acheter, un jour la buraliste lui a dit : "Monsieur vous n'avez ni 20 ans (réf au magazine) et vous n'êtes ni Jeune ni Jolie (re-ref au magazine) " ... Ambiance ... 

Mon papa à moi, il m'emmenait en ballade. Souvent les dimanches, on prenait la voiture et on partait dans l'arrière pays à Peira Cava, à l'aéroport de Nice voir les avions décoller, au port de Beaulieu voir les jolis bateaux ... Je râlais souvent mais en fait j'adorais ça ! Je crois que si aujourd'hui j'aime autant conduire c'est grâce à lui. 



Mon papa à moi, il a du avoir le coeur gros ce jour là. Le jour où après une énième violente dispute avec ma mère (moi et le côté mère , c'est compliqué ... très compliqué), à quelques jours de mes 18 ans et en ayant tout juste passé mes épreuves de bac, j'ai fais mes valises et je suis partie. Il m'a regardé partir avec ma valise et mon nounours sous le bras. Moi qui pensait faire ma grande et prendre mes responsabilités, je n'étais encore qu'une enfant. Je ne me suis pas retournée pour voir comment il réagissait. Il m'a donné sa bénédiction, il m'a compris. C'était tellement compliqué qu'il a su que je n'avais pas vraiment le choix. Mais ça a du lui faire du mal. 

Mon papa à moi, je lui aie menti. Le jour où je suis partie avec ma valise et mon nounours, il pensait que c'était uniquement à cause de mes relations orageuses avec ma mère. Sauf qu'en réalité, j'ai fui. J'ai fui parce que j'étais enceinte et que je craignais la réaction de ma mère, et que je pensais que la fuite était la seule option possible. 

Mon papa à moi, il m'a soutenu. Quand il a fini par apprendre la vérité, il ne m'a jamais fait de reproches. Il ne m'a jamais fait la leçon. Il m'a même donné la possibilité de continuer mes études si je le souhaitais et il s'est proposé de s'occuper de Miss Fifille. Mais j'étais fière. Et têtue. Et bornée. J'ai refusé son aide. Je me devais d'assumer et devenir mère et responsable. 

Mon papa à moi, quand sa petite fille est née, était tout sourire. Il a même essayé de me persuader que les crottes des nourrissons sentaient la rose (faux ... archi faux !!!).


Mon papa à moi, ça a du lui faire bizarre, très bizarre de voir sa fille à peine sortie de l'enfance devenir mère. Et je n'y avais jamais pensé, avant de trouver cette photo il y a quelques années.



Mon papa à moi, il m'a écouté pleuré lorsque j'ai mis fin à 11 ans de relation avec le père de Miss Fifille. Il ne m'a pas jugé, il ne m'a pas fait la leçon. Il m'a soutenu et écouté. 

Mon papa à moi, il avait l'air sacrément fier et heureux le jour où Chéri lui a demandé ma main. Quand je me suis écroulée en pleurant sous le coup de l'émotion, il s'est levé, m'a prise dans ses bras en me disant que je serai toujours sa petite fille. 

Mon papa à moi, il avait l'air sacrément fier et heureux le jour de mon mariage. Un sourire immense et ému, un peu de buée sur ses lunettes. J'étais tellement fière et heureuse de rentrer à son bras dans la petite église.

Un petit peu de rhum avant de rentrer dans l'église ; ) 



Mon papa à moi, c'est aussi un héros qui s'ignore. Toujours prêt à mettre sa cape de super héros quand je suis en difficulté.

Mon papa à moi, il est souvent dans la lune. Que dis-je, sur une autre planète ou même un autre système solaire. Il a toujours un air un peu perdu, parfois même un peu triste.



Mon papa à moi, il ressemble beaucoup à Robin Williams. Le même sourire, la même mélancolie. J'ai toujours détesté voir Robin Williams triste dans ses films, j'avais l'impression de voir mon papa. 

Mon papa à moi, n'a pas eu beaucoup de chance côté amour. C'est vrai qu'il peut être énervant et exaspérant à toujours être dans la lune, à être décalé, avec ses petites manies et habitudes qui viennent avec l'âge, avec ses principes d'une autre époque. 

Mon papa à moi, il mérite d'être aimé. Aujourd'hui, je rêve qu'il refasse sa vie. Qu'il trouve quelqu'un qui l'aime avec ses qualités et ses défauts, avec ses petites habitudes, ses manies. Quelqu'un qui ne profite pas de sa générosité. Je me fiche complètement de l'âge qu'elle pourrait avoir, il pourrait trouver l'amour avec une fille plus jeune que moi, j'en aurai rien à faire !!! Tout ce que je veux, c'est que quelqu'un l'aime sincèrement et voire même lui donne pleins d'autres enfants !!!!!
Et si elle a le malheur de le rendre malheureux, elle pourrait très bien se retrouver au fond d'un khlong, les pieds dans du ciment.

Mon papa à moi, il est un peu solitaire. Il est reparti vivre en Suède, lui qui aime tant le soleil et la Mer Méditerranée, loin de ses amis. Il a perdu un de ses frères avec qui il discutait tous les jours de bateaux, d'avions, de nouveaux gadgets. Il est un peu seul mon papa. Et j'aimerai tellement qu'il se rapproche de nous. Depuis quelques années, on essaye de le sortir de sa grisaille l'hiver, en l'emmenant en vacances avec nous. Il y a eu Barcelone, Florence pour ses 60 ans (il n'a su qu'à la dernière minute où l'avion l'emmenait), la Thailande ...

Mon papa à moi, qui aime tant la technologie, a du mal à se mettre à Internet. J'aimerai - non pardon , ON : Grande Miss, Chéri et moi aimerions qu'il s'y mette réellement. C'est déjà pas mal qu'il aie un compte email et qu'il navigue un peu sur son téléphone mais c'est à peu près tout. J'aimerai qu'il se prenne ENFIN un abonnement à la maison et qu'il ouvre un compte Facebook. Pas pour s'amuser à poker des gens (quoique ...) et dire des bêtises dans ses statuts (quoique ...). 
Nan, pour qu'il partage un peu de notre quotidien, pour que je puisse rapidement lui envoyer des articles que je lis, que je glane sur le net. Pour qu'il voit les photos que l'on poste, pour qu'il voit sa petite fille grandir. Pour qu'on échange instantanément. 




Mon papa à moi, je ne l'appelle VRAIMENT pas assez souvent. Je ne lui donne pas assez de nouvelles. Je ne m'occupe pas assez de lui. Je ne lui fais pas assez de câlins. Je n'insiste pas assez pour qu'il vende son appartement à Stockholm et vienne au soleil.

Et pourtant, si il savait. Mon papa à moi, je l'aime plus que tout. Il me manque. Je m'inquiète pour lui. Je pense très souvent à lui. Je n'aime pas le savoir seul en Suède. Je n'aime pas qu'il soit célibataire. Je n'aime pas le voir vieillir loin de nous. Je n'aime pas le voir devenir si casanier alors que c'est un voyageur. Je n'aime pas entendre dans sa voix des petits mensonges faits pour me rassurer et me dire que tout va bien alors que je sens bien que non. Je n'aime pas imaginer qu'il puisse tomber vraiment malade.

Mon papa à moi, je voudrai qu'il vienne passer une grande partie de l'année ici avec nous. Qu'il se gorge de soleil, de bons petits plats. Qu'il rencontre une personne qui le rende heureux. Qu'il ait des enfants qui le rendront chèvre. Qu'il ait des animaux qui lui tiennent compagnie. Qu'il recommence à voyager comme dans sa jeunesse.


Mon papa à moi, j'aimerai qu'il vienne faire du babysitting quand on mettra enfin en route un bébé. J'aimerai qu'il lui inculque les mêmes valeurs, la même ouverture d'esprit, la même culture. J'aimerai qu'il lui parle en suédois et lui apprenne tout de ses origines et de son pays nordique. J'aimerai qu'il lui transmette toutes nos riches histoires familiales.

Mon papa à moi, je l'aime. Et je veux lui dire que je regrette de lui avoir donné tant d'inquiétudes, de soucis avec tous les rebondissements de ma vie. Je regrette d'être partie ce jour là avec ma valise et mon nounours sans me retourner. Je regrette de ne pas être le genre de fille qui appelle tous les jours.



Mon papa à moi, je l'aime. Et je veux lui dire que je vais bien. Je suis une femme épanouie, heureuse, bien dans sa tête. Comme tout le monde j'ai mes petites névroses et inquiétudes, mais dans l'ensemble je suis vraiment quelqu'un d'heureux et positif. Même si parfois il y a des coups durs, ça va je vais bien. Il m'a toujours donné de la stabilité et un amour infini.
Et si aujourd'hui je suis aussi heureuse, c'est grâce à lui.


Alors merci Papa. Merci pour tout. Je t'aime fort et tu me manques. 
Ne l'oublie jamais ça ! 

P.O.K 
(Puss och Kram. Bisous et câlin en suédois)


Linda.




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